Oct
24
17

Le mariage de Pauline & Quentin

Le shooting d’engagement

Pauline et Quentin se sont mariés en Septembre 2017 à la Mairie de Plounéour Lanvern et la réception a eu lieu dans un cadre somptueux au Domaine de Kerenez à Loctudy. Après quelques échanges par mail, puis par téléphone, nous sommes rencontré la première fois par Skype. Quentin avait peur de ne pas se sentir à l’aise devant l’objectif et je me devais de le rassurer. Nous avons convenu d’une date et d’un lieu pour le shooting d’engagement. La séance photos d’engagement a plusieurs fonctions. La première est de faire de jolies photos de couple, souvent dans un cadre qui est cher aux mariés ou du moins dans lequel ils se sentent bien et mis en valeur. La seconde est de faire connaissance avec le photographe de manière détendue et de se familiariser avec l’objectif. Pour que le jour du mariage, les mariés ne fasse plus attention à moi. Ce qui est bien entendu toujours le cas, car je suis un ninja et je maîtrise la technique du shoot (photo) furtif. Cela est du à mon expérience de photo-reporter (…). Pauline et Quentin avaient choisi la plage de La Torche à Penmarch. Pour avoir le meilleur rendu possible et les meilleures conditions de lumière, je leur avais proposé de réaliser ce shooting photo de fiançailles à la golden hour, quand le soleil commençait à descendre. Je demande toujours aux mariés d’amener un ami proche pour m’aider comme assistant lumière car j’ai un flash studio portatif qu’il faut orienter vers les mariés. Pour cela, le frère du marié me fut d’une aide précieuse et j’en le remercie car il m’aurait été difficile et risqué de poser mon flash sur un trépied dans l’eau. Car oui, cet adorable petit couple n’a pas hésité à se déchausser et à aller se mouiller. Nous avons ensuite été sauter dans les dunes et dessiner des coeurs sur le sable. Contrairement à ce qu’il pensait, Quentin se senti à l’aise très vite devant mon objectif. La bonne ambiance générale qui se dégageait de ce moment y était forcément pour quelque chose. Pour finir, nous sommes allé dans les ruines d’une chapelle à Tromeur où les mariés tenaient à faire une photo avec des fumigènes. C’était une première pour moi et la séance tourna en joyeux bordel car les fumigènes que les mariés avaient acheté à la Foire Fouille avaient quelque peu du mal à fonctionner. Nous avons bien ri et j’ai même réussi à faire les photos qu’ils souhaitaient malgré la difficulté. J’adore les séances d’engagement car c’est là que se créé le lien avec les futurs mariés et je passe toujours d’agréables moments.

 

 

Le retouche et la livraison des photos

J’ai trié et post-traité les photos le lendemain. J’en avais shooté près de 600. Le post-traitement m’a pris près de 6h. En effet, être photographe se n’est pas « appuyer sur un bouton » comme certaines personnes le croient si naïvement. Je travaille sur Adobe Lightroom CC couplé à Photoshop CC. Lightroom me permet de trier et d’effectuer le développement. Le développement ou post-traitement consiste à effectuer tous les réglages nécessaires pour obtenir la plus jolie photo possible. J’applique près de 20 corrections et réglages différents par photo (exposition, balance des blancs, hautes lumières, ombres, blancs, noirs, clarté, tons, saturation, luminance, vibrance, détail, courbes RVB, corrections d’objectif, retouches localisées, recadrage, niveaux divers et variés, retouches de peau, effacement d’objects, lissage …), et cela photo par photo, une par une. Je complémente souvent ces réglages par des retouches plus précises sur le logiciel Photoshop. J’apporte un soin particulier au traitement de chaque photo et à force de travail et d’expérience, j’ai développé mon propre style et m’applique toujours à offrir la meilleure qualité qui soit à mes clients car leurs photos doivent être intemporelles car on ne se marie qu’une fois. J’ai livré une vingtaine de photos différentes à mes clients, par Wetransfer, 2 jours après le shooting photo. Comme je shoote avec deux des meilleurs appareils photos plein format du marché, ainsi que les objectifs les mieux notés de toute l’histoire de la photographie (Zeiss et Sony G-Master) la résolution et le piqué sont exceptionnels. Les photos que je livre à mes clients peuvent être imprimées à la taille de posters sans aucune déperdition de qualité. De même, elles peuvent être projetées sur écrans géants en 6k (supérieur à la 4k).

 

Les préparatifs des mariés

Le Jour J, mon travail a commencé par les préparatifs, d’abord chez les parents de la future mariée, avec sa robe avant qu’elle ne l’enfile. Une fois la robe passée et Pauline visible, je me suis glissé dans un coin de la pièce et ai photographié les derniers ajustements effectués par ses amies et sa soeur. Je me suis ensuite rendu chez les parents de Quentin pour en faire de même.  C’est toujours le moment où la pression pour les mariés est à son maximum et je me dois donc d’agir avec méthode, tact et professionnalisme. Dans ce genre de situation, mon sourire, ma bonne humeur et ma jovialité détendent les futurs mariés et me permettent d’en tirer de jolis souvenirs photographiques. J’en ai profité pour faire quelques portraits des témoins et des membres de la famille de Quentin dans le jardin.

 

 

La mairie

Je me suis ensuite rendu à la mairie avec les témoins du marié pour prendre connaissance des lieux et me familiariser avec l’atmosphère, la lumière et repérer les endroits où me placer pour avoir les meilleurs cadrages possibles, 5 minutes avant que les invités n’arrivent. Puis j’ai commencé à shooter les personnes présentes sous différents angles sans jamais les solliciter. En reportage, les meilleures photos sont celles prises sur le vif. Voilà pourquoi, je me fais discret et ne demande jamais à quiconque de poser. Puis la mariée est arrivée. Pauline et Quentin avait choisi d’arriver ensemble dans la mairie. J’ai shooté près de 300 photos dans la mairie (les mariés et leurs proches des premiers rangs sous tous les angles en plans serrés, moyens et larges, les autres invités, la salle en vue d’ensemble, la mairesse, des gros plans sur le passage d’alliances … Une fois triées, je n’en ai gardé que 60.

Je me suis dépêché de sortir de la mairie pour me placer en face de la porte avec assez de recul pour avoir dans mon cadre : la porte, les marches et les gens qui composaient la haie d’honneur. C’est souvent un moment dans lequel il faut savoir jouer des coudes pour être le mieux placé et ne pas avoir un oncle qui passe devant mon objectif avec son caméscope au moment où sortent les mariés. Généralement, je demande toujours aux mariés de briefer les invités pour ne pas que je sois gêné par un autre photographe (amateur) lors des temps forts de l’événement. Les jeunes mariés sont sortis de la mairie sous une pluie de confettis. C’est le moment où, à chaque fois, je suis soumis à une grosse d’adrénaline. En effet, je n’ai que quelques secondes pour anticiper pour me placer, monter le bon objectif et régler mon appareil (mise au point, exposition, vitesse d’obturation, balance des blancs, iso et ouverture). Je n’ai pas le droit à l’erreur. Tout se passe en une fraction de seconde, du jeté de confettis au baiser des mariés. J’ai shooté une rafale de 20 photos sur lesquelles je n’en ai sélectionné que 4. J’ai continué en shootant le baisé et les remerciements des mariés aux invités qui faisaient la queue pour les féliciter.

 

 

À bord du baleinier

Il a fallu partir très vite car nous avions un timing serré pour nous rendre, les mariés et moi, au port de Loctudy pour embarquer à bord d’un petit baleinier. Pauline et Quentin avaient choisi d’arriver au Manoir de Kerhuel par la mer et dans le secret le plus total pour faire la surprise aux invités. Une fois en mer, le temps s’est gâté. Nous avons eu quelques gouttes en plus du temps gris. Cela ne m’a pas empêché de faire de jolis clichés des amoureux. Ma préférée est sans nul doute celle où Quentin passe une vareuse sur les épaules de Pauline. Je ne saurai l’expliquer mais elle fait ressortir tout l’amour qu’il y a entre eux. Sur toutes les photos ou presque, leurs regards échangés en disent tout aussi long sur leurs sentiments l’un envers l’autre.

Les discours sous la tonelle

Au débarquement, j’ai sauté sur le ponton plein d’algues, risquant de me cassé une jambe et mon matériel, pour filmer le débarquement des mariés. Les invités avaient fait une longue haie d’honneur du bateau jusqu’à la tonnelle où allait se dérouler les discours et la cérémonie. J’ai couru à reculons pour shooter les mariés de face, en rafale. Sous la tonnelle, les discours se sont succédés et j’ai fait près de 600 photos. Le cadre était magnifique et la lumière sublimait les visages. Ce décor champêtre et l’émotion des discours rendaient l’instant magique.

Après les discours vint le délicat moment de la photo de groupe. C’est toujours compliqué de réunir tout ce monde au bon endroit en si peu de temps et de maintenir leur attention suffisamment longtemps pour qu’ils me regardent tous au même moment. Ils étaient 160 et pour les photographier, je suis monté sur un balcon qui surplombait le jardin. J’ai demandé à tout ce petit monde très discipliné de se tasser en un carré. Et se fut une réussite sans accident à déplorer, même quand je leur ai demandé de sauter tous en même temps.

Nous avons ensuite enchainé sur la série de photos officielles. Pauline avait tout parfaitement planifié. Les témoins se chargeaient d’aller chercher les gens à photographier avec les mariés selon un planning bien précis. Pour cette partie du mariage, j’ai du shooter une centaine de photos (2 photos par groupe) pour en livrer cinquante.

 

Les photos pendant le cocktail

 

Le repas et la soirée

La dernière partie de la journée était le repas. À mon sens, il est malvenu d’importuner les invités lorsqu’ils mangent. J’ai donc préféré photographier les gens avant l’arrivée des premiers plats et pendant les jeux, entre chaque plat. Nous avons formidablement bien mangé. Les plats avaient du goût et n’étaient ni trop nombreux, ni trop copieux, juste comme il faut. Comme j’ai de l’expérience en photo culinaire car je travaille régulièrement pour des restaurants. Je prends beaucoup de plaisir à photographier les plats lors des mariages. À la fin du repas, les proches des mariés ont chanté une chanson avant que Pauline et Quentin versent le champagne et coupent le gâteau éclairés par les spots multicolores et les lasers. Un de mes appareil, le Sony A7SII permet de photographier dans la quasi-obscurité et ce fût une aubaine dans cette situation. Une fois les gâteaux finis et les invités tous rassis à leurs places, les lumières s’éteignirent et le dj lança une musique bretonne entrainante. Les lasers se rallumèrent et Pauline et Quentin firent leur entrée en dansant. Les gens se joignirent à eux et tout fini en une gavotte dans un immense cercle spirale intergénérationnel. L’ambiance était terrible, à l’image des mariés.

 

 

En résumé

J’ai vraiment apprécié ce mariage et passé une super journée. Je remercie Pauline et Quentin de m’avoir fait confiance, tout comme Antoine leur témoin pour m’avoir recommandé, ainsi que leurs familles respectives pour leur accueil et tous leurs invités pour leur bonne humeur.

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